Chapitre 38 – l’Alliance incroyable
 

- Je vais te crever, salopard !!!
 
Vu la façon dont s’était engagée la chose, Groboulé s’était dit qu’elle était loin d’être gagnée. Il faut dire à la décharge de Seksy Tonic que l’approche du Paladin avait été quelque peu maladroite. Il en convenait d’ailleurs bien volontiers depuis en peinant à ferrailler contre la dernière représentante de la borgne encore en état de manier le glaive vu qu’il avait un peu rapidement privé les autres incarnations de leurs têtes en utilisant Roc Titan dessus. Depuis, les Clones démoniaques encore affaiblies par l’affrontement qui les avait opposés à Aèfkabio et ses compagnons marchaient beaucoup moins bien et la taquinerie avait eu quelques effets visiblement négatifs sur l’humeur de la Mercenaire originale, c’était indubitable…

- Ah mais c’était un réflexe… Je voulais juste te causer… tenta le Chevalier sans pouvoir complètement contrôler son fou rire devant la face rouge de rage de la Tueuse.
- Ben voyons !!! C’est bien connu ! Quand on veut entamer une petite discussion avec une vieille amie, on décapite ses Avatars avant ! Enfoiré de Ouik pourri ! Je vais te faire regretter de ne pas avoir partagé le sort de ton peuple maudit !!!
- Calme toi, pauvre folle ! Il était NECESSAIRE que j’agisse ainsi afin de…
- POURQUOI ILS NE SE RELEVENT PAS ???
- Mon Marteau est béni par la Goutte ! Ces créatures sont issues du Vide ! C’est ce que j’essaie de t’expliquer bon sang de…

L’acier de la lourde Claymore s’enfonça à la jointure d’épaule de l’armure. Pas suffisamment pour blesser sérieusement son occupant mais assez pour le contraindre à adopter une attitude plus adéquate quand on affrontait une des plus redoutables bretteuse qui soit tous Royaumes confondus. Evitant par miracle les pointes du trident remplaçant la main mutilée de la Mercenaire, il écrasa le visage de la Furieuse d’un coup de bouclier bien senti, se disant qu’après tout Seksy serait peut être plus à même de l’écouter les quatre fers en l’air et l’esprit engourdi. Propulsée à plusieurs mètres, l’Avalonienne n’était cependant visiblement pas disposée à se laisser faire. A peine son postérieur dans la poussière, elle se relevait d’un coup de rein puissant et détendait dans le même temps sa jambe de toute ses forces, projetant son pied ferré dans le ventre du Paladin qui fonçait comme un taureau furieux. Ramassés comme des loups, chacun reprenant son souffle, les adversaires de toujours se jaugeaient, un rictus de haine déformant leurs lèvres fendues par les coups répétés.

- Ecoute… J’ai fait une erreur en ne t’expliquant pas avant POURQUOI il fallait que j’écrabouille les autres Seksys mais… tenta Groboulé sans baisser sa garde.
- Oh ça oui tu as fait une erreur… Et ce sera ta dernière, tu peux me croire…
- Seksy, je te demande de m’écouter ! Juste quelques instants ! Et ensuite, sur mon Honneur de Chevalier, je te jure de ne pas m’opposer à ce que tu jugeras bon de faire de moi si je ne suis pas parvenu à te convaincre.

L’accent de sincérité et cette curieuse supplication induite proférée par son plus mortel ennemi eurent raison de la colère de la Mercenaire. Reculant à bonne distance, elle rengaina sa Claymore dans son fourreau dorsal puis s’assit souplement sur une roche plate après avoir écarté d’un geste sec une dépouille aplatie de Seksy qui prenait gentiment le soleil :

- Fort bien, Ouik. Je t’écoute… J’espère pour toi que tes révélations sont de première main car je ne vois vraiment pas en ce moment ce qui pourrait être plus important à mes yeux que décoller ta tête de tes épaules.

Posant son bouclier et sa gigantesque épée de guerre devant lui en signe d’apaisement, le Paladin s’assit à son tour même le sol, plongeant son regard froid dans l’œil dément de la Tueuse :

- Nous avons été dupés, Seksy Tonic. Abusés. Par ceux la même qui nous opposaient et à seul fin d’asseoir leur domination en nous sacrifiant si possible.

Une lueur d’intérêt estompa un instant la folie qui habitait d’habitude le regard de l’Avalonienne. Elle se fendit d’un petit sourire chafouin qui rappela un instant au Chevalier la Seksy d’avant, celle dont le charme naturel et l’intelligence aiguë effaçait toutes les autres femmes. « BouyaBouya soit louée ! J’avais raison… La lèpre mentale n’avait pas détruite toute trace d’humanité dans cette enveloppe torturée ?! » Se méprenant sur le silence du vieux guerrier, la Mercenaire crut bon de l’encourager :

- Continue, briseur de crâne… 


Et Groboulé parla.
Longtemps.
Il parla de la Confrérie et de l’Ordre, soulignant avec force détails la déliquescence sournoise et imperceptible qui avait fini par réunir les deux sociétés secrètes là où tout les opposait jadis.
Il parla se sa mort qui n’avait été rendue possible qu’à la suite d’une trahison commise par ses propres chefs.
Il parla du groupe d’élite que Seksy dirigeait lors de l’assaut final contre lui et qui fut sacrifié par ses dirigeants à elle car ils désiraient tout autant sa disparition que celle du Ouik.
Il parla de sa malédiction et de la folie qui l’avaient frappée après le combat.
Et du prix qu’elle avait dû payer pour survivre...
Il parla de sa rencontre avec Marada et des mystérieuses prophéties qui avaient suivi.
Puis il attendit, soudain très fatigué, rattrapé par le poids d’années de luttes inutiles et de souffrances répétées, la tête baissée, massant ses tempes devenues douloureuses. Le silence se prolongea durant ce qui lui sembla être une éternité. Lorsque enfin il reposa son regard sur la Tueuse implacable, il constata, hébété, qu’elle avait désengagé l’effrayant trident de guerre de son moignon et reniflait dans sa manche en dodelinant de la tête comme une gamine privée de hochet. Hésitant, il finit quand même par se racler la gorge en espérant qu’il avait vu juste et n’était pas en train de hâter sa perte :

- Je n’aurai pas du t’écouter… gronda l’Avalonienne en étouffant un sanglot, dardant sur le Ouik un œil humide où se mêlaient colère pure et tristesse infinie. Les choses étaient si simples…
- Elles ne l’ont jamais été. Même lorsque l’équilibre existait, nous n’étions que des pions, des marionnettes vaniteuses aveuglées par leur orgueil démesuré d’être uniquement les meilleurs, chacun dans notre camp. Mais regarde le résultat… Malgré cette apparence, je ne suis plus qu’un vieux Ouik qui n’aspire qu’à retrouver ses compagnons au coin d’un bon feu pour radoter sur sa grandeur passée en sirotant des bières. Et toi ? Tu n’es plus qu’une manchote défigurée et ta beauté enfuie a eu comme résultat de remplacer ton esprit brillant par une haine auto-destructrice emprunte de folie. De soldat de l’Ordre de la Goutte, tu t’es transformée en bête sanguinaire. Qu’est ce qui te maintient en vie aujourd’hui sinon la rage de faire payer au Monde ta déchéance, Seksy ?
- TAIS TOI !!! Tu n’imagines même pas ce que j’endure…
- Oh non je ne me tairai pas… De ma capacité à te confronter à la créature que tu es devenue dépend ma survie, ne l’oublie pas !
- Je vais te tuer !
- Tu n’en feras rien ! Trancher ma tête ne fera pas s’éteindre toutes ces interrogations sans réponses que je te jette à la face ouvertement mais qui t’empoisonnent plus sûrement que ce fragment de Goutte qui ronge ta chair sans espoir de rémission ! J’ai peut être des réponses à tes question, Seksy Tonic ! Des solutions… Prendras tu le risque d’abattre celui qui peut enfin te permettre de trouver à nouveau un semblant de paix ?
- Je suis condamnée, pauvre fou !!! Outre la Goutte qui me dévore et me rend folle, je me consume ! Rien ne peut me sauver maintenant que j’ai pactisé avec les Chiens de Boxikor !!! Pourquoi t’aiderai-je au lieu de planter mes armes dans ta carcasse puisque je vais mourir de toute façon ?
- La mort te fait peur, Avalonienne ?
- Elle… me terrifie ! Pas tant le trépas en lui même que la façon et l’état misérable dans lequel je serai lors du Grand Passage. Je suis consciente de ce que je suis devenue. Oh pas toujours, heureusement. Suis-je donc si monstrueuse de me cacher derrière le rideau de la démence afin d’adoucir ma souffrance ? Quel autre choix s’offre à moi selon toi ?
- Je n’ai aucune réponse à cela ! Me prononcer sur ces questions reviendrait à considérer que je peux mesurer ton enfer personnel. Ce dont je suis fort heureusement incapable… Par ailleurs, cela impliquerait aussi que je trouve des excuses au comportement abominable d’une bête sanguinaire qui se retranche derrière son propre aveuglement pour satisfaire ses excès malsains. 

- Tu sais le plus drôle, Paladin ? reprit la grande blonde d’un ton badin.
- Non… D’autant que je doute de partager ton sens de l’humour pour tout te dire…
- Je rêvais d’une vie d’aventure et d’exploits qui seraient chantés par les Bardes jusqu’à la fin des temps, poursuivit la Tueuse sans relever. Une sorte d’immortalité par la Geste et le chant…
- Tranquillise toi, Seksy : ta soif de reconnaissance posthume est atteinte ! Nombreux seront les jeunes Kobis qui apprendront le respect en tremblant à l’écoute de la Saga de Seksy Tonic, la Mercenaire Sanguinaire !
- Ne te moque pas, gros imbécile… Bien que tu sois parvenu à m’ouvrir les yeux s’agissant de cet aveuglement forcé que je m’imposais pour éviter de sombrer définitivement, il n’empêche que l’envie de t’éventrer comme le pourceau que tu es reste fermement ancrée en moi ! Plutôt que de me provoquer, éclaire moi donc sur tes supposées solutions car te limiter à me renvoyer ma déchéance au visage ne te sauvera pas, tu peux m’en croire !!! 
- Concernant ta possible rémission, je m’appuie en fait sur les propos de Marada et sur mes connaissances des Légendes : là où l’Ordre et la Confrérie s’opposaient, il en est de même pour les forces que tu abrites présentement en toi. S’agissant de la Force domptée par Boxikor et de la Goutte, elles sont toutes deux des opposées théoriquement incompatibles à long terme.
- Pardonne moi d’interrompre ce brillant exposé mais j’ai bien peur de devoir te détromper sur ce point. Je sens mes lames qui se mettent à trembler dans leurs fourreaux… Ne sens tu pas ta tête qui devient soudain plus légère en prévision de l’inéducable qui arrive à grand pas ?
- Ne sens tu pas pour ta part que ton visage de cauchemar est bien moins douloureux qu’à l’habitude ?
- Qu’est ce que tu… ?
- Pourquoi tes Avatars ne se sont pas relevés après que j’ai écrasé leurs crânes inhumains ? Pense-tu vraiment que Roc Titan soit seul capable de les vider de leur substance définitivement ? Non, bien entendu… Tu connais le pouvoir des Chiens… Les Chiens, oui ! Mais les détruire… Seule une dose native de la Goutte originelle serait à même de parvenir à un tel résultat et mon Marteau n’en est pas serti ! Par ailleurs, pourquoi es tu à nouveau capable de penser comme un être humain sans que la douleur de ce pourrissement facial ininterrompu ne te plonge dans ta folie habituelle ? Prends mon bouclier, Seksy Tonic. Prends le et écarte cette longue mèche qui cache ta répugnante apparence depuis si longtemps. Puis regarde…

Avec une fébrilité touchante, la Tueuse implacable tendit ses doigts devenus tremblants et attira la pesante protection d’acier finement poli. Maintenant le miroir improvisé d’une main, elle écarta de son moignon le rideau blond qui masquait la vison de cauchemar depuis toutes ses années et ne put réprimer un cri de stupeur ravi en constatant que son visage n’était plus ravagé par l’immonde phénomène de déliquescence. Incapable de détourner son regard, elle tâta lentement – hésitante – sa peau redevenue saine, souriant vraiment et sans retenue, des larmes de pur bonheur ruisselant sans s’arrêter sur sa beauté restaurée :

- Par les Dieux… Par tous les Dieux… Je suis redevenue… moi même.
- L’énergie déployée pour résister à Aèfkabio et ses camarades a consumé les forces qui t’empoisonnaient.
- Comment sais tu que j’ai affronté ce sale caillou et les nuisibles qui le flanquaient d’abord ? 
- Il est un Ouik ! Tout comme moi ! Je ressens les choses et nous sommes unis par un lien aussi étrange qu’inexplicable ! Mais peu importe les pouvoirs inhérents à ma race. Remercie plutôt BouyaBouya que j’ai eu besoin de toi sinon je te jure que…

Poussant un glapissement déchirant, et parce que des années de méchanceté noire et de cruauté perverse ne s’efface pas en un instant non plus, seksy coupa le Paladin, pointant un doigt accusateur sur sa poitrine tandis qu’il se renfrognait en grondant « Allons bon, qu’est ce qu’il y a encore qui ne va pas ?! » :

- Mon œil ! trépigna l’Avalonienne.
- Quoi ton œil ?
- Il est vert !   
- Oui et alors ?
- Ben l’autre est bleu, pauvre imbécile ! J’ai toujours eu les yeux bleus ! Et maintenant celui là est vert ! Ca fait… moche !
- Seksy… Je te rappelle que ton œil avait la consistance d’un raisin pourri il n’y a pas si longtemps et que sa couleur allait du jaune blanchâtre au marron englué de sanies nauséabondes ! J’y vois une notable amélioration !
- N’empêche qu’il est vert !
- Vert, rouge, violet, qu’importe !!! Tu ne souffres plus, tu as retrouvé ta raison – si tant est que je doive m’en réjouir d’ailleurs – et ta somptueuse beauté alors tu ne va quand même pas maintenant te rouler par terre sous prétexte que ton regard de braise n’a pas récupéré sa couleur d’origine !?
- Mais bien sur que si je vais me rouler par terre !!! Peut être même te couper la tête !!!
- Quel est le problème avec ton œil vert ?
- Je déteste le vert !!! C’est la couleur des Elfes et je HAIS ces saletés d’Elfes !!!
- Le bleu est la couleur des Kobolds…
- C’est un coup bas ça !
- Et des Nécrites !!!
- Rhaaaa !!! Butor !!!

L’insulte avait fusé plus par habitude que par calcul. Seksy Tonic la Mercenaire sans pitié était bien trop occupée à se sourire à elle même en se couvrant d’œillades lascives pour franchement se préoccuper des saillies agacées du vieux Paladin. Lorsque - lassé d’attendre qu’elle n’achève de se contempler avant la prochaine fonte des neiges – le Chevalier récupéra son bouclier d’une main ferme, il dut faire face à une furie hystérique. Quand elle dégaina un des sabres de combat pendant à sa ceinture, Groboulé recula précipitamment en s’abritant derrière la pesante protection retrouvée avant de se détendre en constatant que cette damnée femelle utilisait simplement le reflet de l’arme pour recommencer ses singeries de minaudière infantile.

- Seksy ?
- J’ai même récupéré mes dents !!! Ca c’est vraiment génial car j’en avais MARRE de tout le temps devoir manger du coté droit !!!
- Seksy ?
- Beuuuurk !!! C’est un point noir là ? Sur la narine ? Ah non ça va… c’était juste du sale ! Les points noirs c’est ma hantise… Même avec du savon d’Elea, ça vient se nicher à la commissure du nez si on ne fait pas attention… C’est fourbe les points noirs ! Pire que les Luris !

- SEKSY !!!
- QUOI ? Je suis OCCUPEE, tu ne vois pas ?
- J’en ai conscience mais je te rappelle amicalement que si tu sembles débarrassée de ta double malédiction, nous avons du travail pour sauver ce monde si tant est que tu souhaites pouvoir profiter de ta beauté restaurée avant un anéantissement final et définitif.
- Tu es un fourbe en fait, Groboulé… rétorqua sèchement l’Avalonienne en rengainant sa lame. Tu n’as contribué à me rendre mon apparence qu’afin de t’assurer mes services !
- Je l’ai fait pas bonté d’âme…
- C’est vrai ? sourit béatement la Tueuse.
- Non ! Je rigolais ! Si je n’avais pas eu besoin de toi, j’aurai profité de ta faiblesse pour enfoncer tout ce qui se trouve entre tes deux oreilles graciles le plus profondément possible dans le sol !!!
- Sadique !!!
- Ce qu’il ne faut pas entendre…
- Je sais…  J’ai fait des vilaines choses…
- Meuh non, trois fois rien…
- Si, si je le sais ! Mais il FAUT que tu me crois : ma conduite n’était dictée que par cette blessure épouvantable et ma raison vacillait sous la douleur comme…
- …comme le point noir innocent sous l’ongle sans pitié !!!
- Pffff… Fais moi grâce de tes commentaires stupides et reconnais que jadis, je n’étais pas ce monstre sanguinaire !!! Quand même !!! Tu me respectais en tant qu’adversaire !!!
- Peu importe car tu t’es livrée depuis à de tels excès de cruauté que le passé restera à jamais noyé dans les torrents sanglants que tu as provoqué ! Il te faudra payer !!!
- Je vais m’amender !
- Comme si les choses étaient aussi faciles…
- Oh dis hé ! Je ne suis pas venue te chercher hein ! Et de toute façon tu as besoin de moi ! C’est Marada qui l’a dit ! Alors cesse de faire cette tête de Firbolg constipé et dis moi plutôt pourquoi je devrais t’aider finalement ?
- Par vengeance !!!
- M’en fiche !!! Je suis à nouveau jolie et je préfère m’amuser pleinement d’une façon que je te laisse imaginer ! J’ai été privée si longtemps de ces relations que j’affectionnais tellement que j’envisage bien de me rattraper et de copuler pendant les deux années à venir avec tout ce qui me tombera sous le coude, quelque soit le sexe, l’âge ou la race de mes victimes que j’espère nombreuses et vicieuses !!!
- Si nous ne mettons pas un terme à tout ceci, tu n’auras que quelques jours tout au plus pour concrétiser toutes les cochonneries possibles et imaginables qui rendent tes yeux verrons à ce point brillants…
- Ne parle pas de mes yeux où je poche les tiens !!!
- Me flanquer un œil au beurre noir n’empêchera pas l’Ordre et la Confrérie de précipiter les Royaumes dans le chaos jusqu’à la destruction finale ! Disons les choses clairement : si tu veux baiser, il va falloir m’aider !
- Oh oui, oh oui !
- Tu va m’aider ?
- Non, je veux baiser !
- Rhaaaa… La folle sadique et malsaine s’est métamorphosée en coquine lubrique et sensuelle !!! Je me demande si je ne te préférais pas avant finalement… Peut être qu’un petit massage cardiaque pour réanimer un des chiens de Boxikor…
- Je croyais que nous étions pressés ?
- Nous le sommes en effet ! Mais pardonne moi, te voir à ce point HEUREUSE alors que tu n’es qu’une meurtrière psychopathe…
- J’étais ! Maintenant j’ai surtout envie de…
- Peu importe et je t’ordonne d’arrêter avec ça ! Sache que je trouve ton bonheur tout à fait indécent et immoral, voilà tout !!!
- C’est possible mais il va falloir t’y faire ! Et toc !
- Gniiiiiiiii !!!
- Alors ? On fait quoi ?
- Nous rassemblons nos forces en attendant que Aèfkabio et ses compagnons aient mené à bien leur mission puis nous irons les retrouver pour l’affrontement final.
- Sympa. Et c’est contre qui l’affrontement final ?
- Les armées conjuguées de l’Ordre et de la Confrérie plus quelques autres surprises imprévues mais probablement terrifiantes et mortelles !
- Rien que ça ? Et nous ? Nous sommes combien dans tes forces rassemblés ?
- Sept ou huit je pense. Peut être neuf. Dix avec de la chance !
- Je vois… Groboulé ?
- Oui Seksy ?
- Viens m’aider à faire un massage cardiaque aux chiens de Boxikor tu veux bien ?
 

Prochain, épisode : « Bonheur radieux » où « Ca vous dérangerait qu’on se remette au travail… ?! »