Chapitre cinquante trois : Kirby

- Par le Statesman… Mais qu’est ce qui a éliminer un escouade entière de Protecteurs d’élite sans qu’il n’y ait aucune trace de combat ? demande à voix basse le jeune Defender de la Hero Corps en cherchant une réponse sur le visage devenu Minéral de Samuel Kirby. On dirait qu’ils n’ont subi aucune blessure. Qu’ils sont juste… morts. Comme ça. D’un coup.
- Marada, murmure le flic sans quitter l’obscurité qui règne sur la salle de contrôle du cœur de la Centrale des yeux, tu prends la tête de l’unité et vous remontez vers la surface.
- Sam, commence la jeune femme en s’approchant, la main levée, je pense que...
- Fais le ! Maintenant ! coupe sèchement le Vigilant d’un ton qui n’admet pas de réplique.

Il en faut cependant plus qu’une rebuffade - aussi agressive soit elle - pour impressionner Marada la Contrôleuse après tout ce qu’elle vient de traverser. Alors que les membres du commando commencent à refluer en bons petits soldats obéissants qu’ils sont, la jeune fille rétorque d’une voix cassante :

- Personne ne sort d’ici ! L’officier Luciolle en charge de l’opération nous a demandé d’assister monsieur Kirby pour ramener le professeur Sabra et c’est exactement ce que nous allons faire.

Les jeunes Héros se figent, tiraillés entre l’envie de sortir d’ici avant de rencontrer ce qui a bien pu éliminer aussi mystérieusement les meilleurs guerriers de la faction Creys et celui d’assumer leur rôle sans perdre la face. Samuel comprend qu’il ne se débarrassera pas de sa jeune alliée sans un minimum d’explications et il se retourne avec une fébrilité angoissée, prenant les frêles épaules un peu trop rudement entre ses mains puissantes :

- Ecoute moi bien, petite, car le temps nous est compté : j’ai enquêté il y a plusieurs années sur une série de meurtres dont les détails étaient en tous points semblables avec ce que nous venons de trouver. Je pense connaître la cause de la mort des Protecteurs et si je ne me trompe pas, je n’ai pas le loisir de t’éclairer plus avant alors je te demande… je te SUPPPLIE de ramener les gosses en lieu sur. Seul, j’ai une chance d’affronter ce qui se tapit ici mais si tu es à mes cotés, je risque d’être distrait en essayant te protéger et nous y passerons tous.
- Tu veux dire que tu t’inquiètes pour moi ? minaude la Contrôleuse visiblement enchantée.  
- Marada, se lamente Samuel, nous discuterons de mon attirance pour toi ailleurs si tu veux bien. Maintenant obéis. Par pitié !
- D’accord… rougit la jeune fille. Vous avez entendu monsieur Kirby, compagnons : on se replie en silence et en ordre.

Kirby s’est déjà ramassé comme une félin et s’apprête à s’enfoncer dans les ombres menaçantes rendues encore plus effrayantes par les milliers de diodes multicolores qui crépitent sur les consoles quand Marada lui jette d’une petite voix enchantée :

- J’aime bien Kneecracker aussi, tu sais… Et Kali. Même s’il n’est pas très gentil avec moi la plupart du temps. C’est compliqué les garçons… Tu penses que tu m’aimes, Samuel ?
- Marada… gémit le Scraper. Va t’en d’ici ou tes états d’âme vont être simplifiés de façon définitive !!!
- Oui pardon… Je sens bien que je te déconcentre là… Je trouve ça d’ailleurs très flatteur !!!
- Marada…
- J’y vais, j’y vais ! Mais tu survis hein, Sam ! Sinon je vais beaucoup pleurer et il faudra que Knee me console. Ou Kali. Et je n’aime pas pleurer.

Soulagé d’entendre enfin le petit groupe s’éloigner, Kirby peste contre ces fichues nanas qui sont capables de tenir des discours pareils même dans les pires moments de l’existence. Puis il dirige toute son attention sur le danger immédiat et avance avec précaution, tous ses sens aux aguets. Il n’est plus qu’à quelques mètres de la console principale quand il reconnaît le colosse en armure qui gît à terre. Giacomo ! Le Vigilant n’a jamais affronté personnellement le chef des Protecteurs Creys mais il connaît sa réputation de combattant implacable. Il s’agenouille et inspecte soigneusement le cadavre sans pouvoir y desceller la moindre trace de blessure visible et il sent – il sait – que c’est ELLE qui en est la cause. L’Ange. La plus formidable Tueuse qui ait jamais existé et qui avait plongé le monde dans l’effroi avant de disparaître de la surface de la Terre comme par magie. Elle est ici et bien que Kirby ne donne pas cher de ses chances, il ne pense pas un instant à faire demi tour. Pas avant de savoir ce qui est arrivé à Sabra. Il se relève aussi doucement que possible quand la voix – plus proche d’une souffle – l’arrête :

- Pas plus prêt, Ravage.

Sabra.
Elle est donc encore en vie.
Kirby scrute les ténèbres perdus dans le plafond au dessus de la console principale et il finit par y distinguer l’ébauche d’une forme humaine qui se tient immobile dans le lassis des câbles et des tuyaux suspendus.

- Sabra… Tu l’as vu ?
- Oui… Repars, Ravage… Tout est sous contrôle…
- C’est l’Ange n’est ce pas ?
- Oui c’est elle… Maintenant rejoins tes amis…
- Elle est encore ici ?
- Oh oui… Oui, elle est ici… Pars, Héros. Il n’y a rien de bon pour toi ici…
- Pas sans toi. Viens me rejoindre. Je te couvre.
- J’ai bien peur de ne pas pouvoir faire ça…

Le rire malsain – presque douloureux - prend Samuel Kirby au dépourvu et il se méprend sur sa raison :

- Tu es blessée, c’est ça ? Ne bouge pas alors, je vais t’aider et nous…
- NON !

Le hurlement cloue Ravage sur place. Il est prêt à affronter ce qui ne va pas manquer de surgir du néant, attiré par le cri stupide de Sabra visiblement trop secouée pour mesurer pleinement l’imbécillité suicidaire de sa réaction. La sueur ruisselle sur son front plissé par la tension mais – bien qu’il soit mort de peur – Samuel Kirby est bien décidé à faire tout ce qui est en son pouvoir pour permettre à l’officier de la Hero Corps de s’échapper. Quoi qu’il lui en coûte. C’est aussi spontanément qu’il fait écho à l’intervention de la Scraper masquée :

- L’Ange !!! Je sais que tu es là… Je suis Ravage le Vigilant ! Viens me combattre mais laisse sortir ma camarade blessée, sa mort ne t’apportera rien.
- Samuel, Samuel, Samuel… répond Sabra avec douceur en se laissant couler à terre sans un bruit, toujours nimbée par la pénombre. Inutile de t’inquiéter pour Sabra, mon très noble Chevalier.
- Par les Enfers mais que fais-tu ? Mets toi à l’abri et…
- Sabra est morte, mon ami !
- Qu’est ce que tu racontes ? Tu ne sais plus ce que tu dis… Ta blessure t’a…
- Je l’ai tué ! glousse la tueuse masquée qui s’avance maintenant de toute sa taille. Enfin disons qu’elle est presque morte… C’était inéducable pour que l’Ange renaisse.
- Je ne comprends pas. Qu’est ce que tu racontes ? Que c’est il passé ici enfin ? s’étrangle le Vigilant.

La silhouette indistincte qui fait face au flic à contre-jour est bien celle de Sabra mais Kirby sait soudain – sans pouvoir expliquer pourquoi – que ça n’est plus l’officier de la HC.
C’est… autre chose.

- Tu es l’Ange Noir n’est ce pas ?
- Pas encore complètement sinon tu serais déjà allongé à coté de Giacomo. Mais ça ne va pas durer. Il faut t’en aller, Héros. Retourne vers la lumière car ici, il n’y a plus que les ténèbres et la mort. Je connais les épreuves que tu as traversé et tu as une chance de pouvoir réapprendre à vivre. Ne la gâche pas.
- L’énergie de la Centrale !!! Il me reste une tâche à accomplir. Ma dernière communication avec Lady Oméga confirmait que les techniciens n’ont pas été en mesure de couper les dérivations. Pire : contre toute attente, l’énergie emmagasinée a été multipliée et tous les réacteurs sont en surcharge. Paragon est assis sur une gigantesque bombe et le seul moyen de la désarmer est ici. Les autres comptent sur moi et je…
- Je m’en charge ! Je SAIS tout ça. Je SAIS comment contrer l’invasion Démoniaque. Sabra se trompait… Il est heureux que je sois de retour finalement. J’ai été créée pour détruire la vie et qui mieux que moi aurait pu trouver la clef pour que cesse enfin l’horreur ?! Maintenant fais moi confiance et fuis !

Kirby hésite. Il est tiraillé entre l’envie qu’à le Héros de croire la Tueuse en préservant sa vie et celle du flic qui lui crie d’arrêter cette menace impitoyable tant qu’il en a la possibilité. L’Ange le sent et le Vigilant devine le sourire amusée qui se dessine sous le masque de Sabra :

- Pars et vis. Reste et meurs. Choisis. Mais vite. Car je ne vais pas réduire le potentiel énergétique que les envahisseurs attendent pour animer leur armée maudite : je vais l’augmenter ! C’est moi qui ait amplifié les réacteurs afin de les piloter d’ici à ma guise. Ils vont recevoir en une seule décharge suffisamment de puissance pour tous les réduire en cendre ! Mais l’opération ne sera pas sans conséquences pour cet endroit… Cours aussi vite que tu peux car même avec ta fabuleuse armure, tu ne survivras pas à ce qui va suivre.

L’accent de sincérité suffit à redonner à Samuel Kirby sa mobilité. Il s’élance, coudes au corps vers le premier sas d’entrée à la porte dégondée sous l’assaut des Creys. Sa dernière vision est celle de l‘Ange Noir qui se retourne vers la console centrale et se met à pianoter sur les claviers avec assurance et rapidité. Il est parvenu à la moitié du couloir quand le sifflement insupportable retentit. Le bruit va crescendo et un liquide gluant s’échappe des tympans torturés du Héros qui donne toute sa puissance, focalisé sur une seule chose : le second sas. S’il parvient à en refermer l’accès, il a une chance ! Le son a atteint un tel niveau que Ravage n’entend pas son propre hurlement de souffrance quand il arrive enfin en vue de la porte blindée. L’onde sonique enfle démesurément - paradoxalement dans un silence total - absorbant sa propre puissance sonore originelle pour détonner.

Et c’est l’explosion ! 

Chapitre cinquante quatre : Nathan

- Pourquoi la porte ne s’ouvre pas ? demande Mac en soutenant un Kali encore fébrile.
- Tiens oui c’est bizarre ça… s’étonne Clamor de retour avec les deux Swipers qui sont déjà en train de se chamailler. La Vieille avait pourtant drôlement l’air sure d’elle…
- On ouvre, patron ? propose Kalash.
- On ouvre ! répond O’Neil de plus en plus fébrile et qui n’a pas très bonne mine.
- Tu veux que je dégomme le tout nu pour te soulager pendant qu’on y est ? demande Magnum en désignant Montagne qui n’a vraiment plus rien d’humain et n’en fini pas de se débattre, des fluides écœurants de nature diverse ruisselants sur son pauvre corps supplicié et poussant des râles de souffrance insupportables.
- Nathan… supplie MouMouMac. Il est mourant. La Nuke a achevé son infect travail et même les boosters de superadine ne parviennent plus à endiguer la nécrose. Laisse Louis mourir proprement, je t’en prie ! Avec mon pouvoir, je peux…
- Non… gronde rageusement l’infirme avant se reprendre et d’ajouter avec tristesse. Je ne pourrai pas expliquer pourquoi mais je sais que mon ami a encore un dernier rôle à jouer avant de… de trouver la paix.
- Hé les gros sacs, lance Kalash aux Freakshows, venez m’aider à dégonder la lourde au lieu de buller.
- Me gonfle pas, sac d’os ! crache Mortar. Je répare mon œil…
- Redis moi un truc comme ça et tu vas pouvoir économiser une réparation !!!
- Ah ouais ?
- Ouais ! Je vais pulvériser ta tronche de piaf comme ça t’auras plus de problème oculaire, tronche d’épingle !!!
- Hin Hin Hin ouèèèèè, se marre Magnum en encourageant sa frangine tout en armant ses sulfateuses.
- Hin Hin Hin ouèèèèè, fait tout aussi imbécilement Antenne en se ralliant à son meilleur ennemi, ses pinces de combat fauchant l’air.

L’onde de choc s’abat sur la base secrète toute entière avec une puissance telle que même le métal indestructible des murs de la salle principale se chiffonne comme une vieille peau flétrie. Les plaques du sol se soulèvent comme autant de couperets mortels, envoyant valser hommes et matériel dans tous les sens. Ordinateurs et écrans se désintègrent dans une pluie de plastique et de carbone, transformés en autant de milliers de projectiles létaux qui traversent la pièce pour s’enfoncer dans le premier obstacle venu dans un bruit de balle blindée. Les circuits de refroidissements éclatent l’un après l’autre, déversant des torrents de liquides divers tandis que câbles électriques et tubulaires d’énergie se disloquent, frappant l’air mortellement comme des serpents de feu.

Le front ouvert par une vilaine entaille, O’Neill tente de retrouver son équilibre, pataugeant dans un liquide puant, incapable de « voir » ce qui arrive autours de lui ni d’entendre les probables cris d’agonis de ses compagnons noyés dans les explosions et les fracas divers qui n’en finissent plus de s’enchaîner. Il n’en revient pas d’être vivant et touche son corps fébrilement à la rechercher d’une éventuelle blessure. Il pousse un glapissement de surprise soulagée quand la main se pose délicatement sur son épaule tremblante :

- O’Neil ? Vous allez bien ?
- Clamor ? Je… A part une coupure à la tête, je crois que je n’ai rien…
- Ne bougez pas d’ici ! Toute la salle est transformée en piège mortelle et on y voit plus rien avec la fumée. Je passe en vision thermique et j’essaie de retrouver les autres.
- Attendez ! lance le Contrôleur qui reprend ses esprits. La porte !!! La porte du Hangar est elle toujours scellée ?
- Je ne sais pas… J’irai m’en assurer dés que…
- Non. Faîtes le maintenant ! Peu importe que nos compagnons soient vivants où morts si ce qui est derrière le sas est en mesure d’en sortir.
- Je comprends. Restez là, je vais vérifier.

Les secondes paraissent des heures pour l’infirme qui tremble de tous ces membres, ses sens hypersensibles à la torture et brouillés par la débauche de sons et d’odeurs qui l’agressent jusqu’à être insupportables. Prenant sur lui pour ne pas s’effondrer malgré la douleur, le Contrôleur fait le vide jusqu’à atteindre un niveau de conscience supérieur, détachant sa psyché de son enveloppe et tentant de repérer l’Aura de ses camarades. Rien. Il y a bien ça et là des traces diffuses de présences mais il lui est impossible de les clarifier. Des forces psychiques monumentales sont à l’œuvre et brouillent la tentative de l’infirme qui met un terme à l’exercice pour éviter de s’épuiser totalement. Il en est encore à échafauder des théories pour  expliquer ce phénomène incompréhensible lorsqu’il perçoit le pas caractéristique de Clamor qui revient vers lui souplement.

- La porte ?
- Ouverte…
- Par les Dieux neutres… Est ce que… Est ce que vous êtes entrée ?
- Monsieur O’Neil, quoi qu’il y ait eu à l’intérieur du hangar, je pense que ça n’est plus une menace pour nous. L’épicentre de l’explosion s’est concentré là bas et ce que nous avons subi ici n’était en fait qu’une manifestation collatérale parfaitement insignifiante en comparaison. Je sais que vous ne pouvez pas constater de visu ce que cela implique mais croyez-moi, je n’ai jamais vu une chose pareille ! Les parois de Titanium ont littéralement fondues et la terre derrière est comme cristallisée. Quoi qu’il y ait eu de vivants dans le hangar, c’est mort maintenant. Rien ni personne n’aurait pu survivre à ça. Maintenant tranquillisez-vous que je regarde cette vilaine coupure avant d’aller chercher d’éventuels survivants… 
- Je suis peut être aveugle mais pas au point de ne pas m’inquiéter quand il m’est impossible de passer en astral ! Il y a quelque chose ici ! Quelque chose de bien vivant même si ça n’est pas visible ! Et de suffisamment puissant pour nous faire regretter d’avoir survécu à cet apocalypse, croyez-moi !
- Hum… déglutit péniblement la Freak soudain moins sur d’elle devant le visage contrarié de cet homme dont les facultés reconnues font trembler jusqu’aux plus puissants Vilains. En tout cas, la menace liée à l’armée d’invasion est belle et bien éradiquée et Paragon est sauvé.
- Nous n’en serons certains que lorsque nous aurons fouillé ce hangar blindé de fond en comble, pas avant !
- O’Neil écoutez-moi… s’emporte Clamor.
- Non VOUS écoutez-moi !!! Je ne discute pas le fait que cette salle immense n’ait pas été ravagée et son contenu détruit ! Je sais simplement que NOUS avons survécus alors que nous étions dans une pièce attenante et c’est pour cela qu’il faut nous assurer le plus rapidement possible qu’il n’ y a pas d’autres chambres annexes qui auraient été frappées moins durement par l’explosion et qui contiendraient toujours une menace potentielle.
- L’armée des Super-Abominations ETAIT dans ce hangar, bordel !!! C’est gigantesque là dedans ! Ca colle avec toutes les informations dont nous disposions.
- C’est précisément ce point qui me chagrine : la masse était ici !!!
- Je ne vous suis pas ?
- Dans toute armée, il y a des soldats. Mais aussi des Officiers. Je sais d’expérience qu’on ne mélange jamais les torchons et les serviettes  et je suis certain qu’il en était de même ici. Les enveloppes des Leaders étaient probablement appelées à recueillir des Démons Supérieurs et il faut nous assurer qu’elles ont été détruites elles aussi.
- Tout ceci est très intéressant mais ça ne repose finalement que sur des suppositions aussi…

Nathan O’Neil tombe à genoux comme un bloc, la bouche ouverte sur un cri muet, ses yeux morts révulsés dans une grimace de souffrance absolue.

- O’Neil !!! se précipite la Punk. Qu’y a t’il ?
- Il y a qu’à force de farfouiller partout comme une punaise, on finit par trouver ! Hein O’Neil ?! ricane le Héros avec la voix de la Maîtresse d’Ecole.
- Nathan !!! Reprenez-vous !!! se met à le secouer la Freak au bord de l’hystérie de toute ses forces.
- Petite forme le Héros je trouve… continue la Démone. Baisser ses défenses pour utiliser son énergie à retrouver ses pauuuuuuvres amis dans tout ce chaos n’était pas très prudent… Note que je suis bien contente que certains d’entre-vous aient survécus, salope !!! sourit le Héros avec une malfaisance effrayante, ses pupilles mortes habitées par une lueur sadique. C’est sincère…
- Mais c’est pas vrai… se lamente Clamor complètement abattue dés lors qu’elle est confrontée à une menace autre que physique. Sors de là dedans, charogne !!!
- Ne t’en fais pas, pauvre ébauche de demi-femme pitoyable… Je vais te rendre ton compagnon. Peut être que ça l’excitera de baiser un robot avant de crever, vas savoir…
- Ordure !
- Oups ! Aurais-je touché un point sensible ? La redoutable Clamor pleurerait elle sur sa féminité à jamais enfuie ? Tranquillise toi : tu ne vas pas gémir longtemps, tas de boulons !!!
- Tu peux persifler, vieille bique ! Il n’empêche que ton plan a foiré lamentablement. Paragon est sauvé et la Terre aussi. Tiens ? Tu ne dis rien ? Aurais-je touché un point sensible ?
- Hahaha ! s’étrangle méchamment l’infirme d’une voix grasseyante. Touchée ! C’est vrai que vous avez bien manœuvré… Non franchement, chapeau !!! L’invasion est un fiasco et je vais me faire drôlement remonter les bretelles une fois rentrée à la maison. Mais je peux vous jurer sur le Haut Seigneur qu’aucun d’entre-vous ne sortira d’ici vivant pour s’en féliciter !!! J’arrive ! Et pas toute seule comme le craignait cette plaie de Contrôleur… Et je ne vous cache pas que ce que nous allons vous faire subir promet d’être extrêmement désagréable…
         

Prochainement : la fin ? Si seulement je l’savais… (rire)