Chapitre Trente cinq : Monsieur Social

Tapie dans son antre labyrinthique aux multiples ramifications mentales, la Conscience originelle de Monsieur Social savoure les efforts désespérés des Magiciens CoT pour la contenir. Pareille à une vilaine araignée malsaine, elle jouit de la terreur et de la souffrance qu’elle cause à ses pathétiques adversaires. Le temps joue pour elle. Chaque seconde qui passe affaiblit un peu plus l’opposition qui se dilue en elle, renforçant son pouvoir. L’inespérée symbiose avec les créatures Démoniaques a été le révélateur. Le déclic. Aucune force au Monde n’est plus en mesure de s’opposer à l’Entité aux multiples visages. L’Âge d’Or arrive. L’humanité pourrissante gangrenée par l’individualisme insupportable va devoir à nouveau se plier au joug de l’Ordre. Le temps de la revanche a sonné et Monsieur Social ne tolèrera plus la désobéissance et l’anarchie. Une seule Loi pour tous. Sa Loi. Et un seul châtiment pour les contrevenants. Définitif.
Le mutant lance une nouvelle fois ses milliers de personnalités à l’assaut de la barrière psychique, provoquant des ravages terrifiants dans les rangs CoT. Puis il reflue, se délectant avec avidité des dernières pensées désespérées dont ses malheureuses victimes l’abreuvent une fois encore comme une écœurante caresse malsaine. Il est le point focal de toutes les attentions. Toutes les pensées qu’il perçoit sont tournées vers lui. LUI ! L’invisible d’hier. Le fantôme méprisé et moqué de tous incapable de s’affirmer parmi les hommes qui n’avaient pour lui que dégoût et railleries. Lui qui, dés que son monstrueux pouvoir se révéla à l’aube de son adolescence, fut traité comme un monstre. Une Aberration. Un dément dangereux et irrécupérable.
S’en était suivi dix ans de sa vie entre les murs de l’Institut. Seul. Privé de visite tant qu’il n’apprendrait pas à maîtriser sa psychose et à dégager enfin une seule personnalité. Dix ans à contempler des murs capitonnés en échangeant des paroles vides de sens avec « les docteurs » par le biais d’un micro enfoncé dans le plafond de la cellule comme un gros cafard obèse.

 « Incapacité au contact social sous peine de récidive Schizophrène aggravée ! » disaient les voix dans le Cafard.
 « Le Contrôle, Nemo !!! Seul le Contrôle de ton esprit te permettra de guérir ! » répétaient elles inlassablement au petit garçon tremblant de peur.

Nemo…
Qui était le cruel imbécile qui l’avait ainsi baptisé ?
Nemo qui veut dire Personne en latin.

Il avait eu un prénom étant enfant.
Un nom aussi naturellement.
Ainsi qu’une famille.
Peut être même des frères et des sœurs, qui sait ?!

Les trois premières années avaient été consacrées à détruire définitivement ses personnalités multiples naissantes afin de le transformer en un terrain vierge de toutes influences extérieures.
Afin de tuer le don.
Afin de rendre Nemo « normal ».

Le pouvoir du petit garçon était trop puissant pour qu’on le laisse librement aller, tout le monde en avait convenu.
 « Une éponge empathique ! » disait les uns.
 « Un caméléon psychique ! » pontifiaient les autres. 
 « Une abomination dangereuse !!! » crachaient les derniers.

Alors il l’avaient brisé.
Réduit à une coquille vide.
A mesure que le temps s’écoulait, même les voix humaines qui s’adressaient à lui à travers le Cafard du plafond avaient été remplacées par un timbre unique et métallique privé d’intonation pour couper court à toute tentative de mimétisme vocal.

Il était vraiment devenu Personne.
Nemo !
Ses traits s’étaient annihilés dans une telle normalité quelconque qu’il devenait invisible aux yeux des hommes.
Le Pouvoir s’était tellement atrophié que Nemo s’était transformé en un silhouette.
Une humain certes, mais sans aucune caractéristique, privé de toute spécificité.

Impossible de décrire le Nemo de l’époque tellement sa banalité plate le rendait inexistant.
Quand bien même on l’aurait propulsé sous les projecteurs au centre d’un stade devant des dizaines de milliers de spectateurs, personne n’aurait été en mesure de décrire ce jeune homme nanti d’une personnalité aussi lisse que le verre le plus pur. Aucune particularité pour accrocher l’œil et retenir l’attention. Si un sondage avait été effectuée ensuite, nul doute que les conclusions auraient rendu fous les analystes chargés de compiler les réponses. Les gens n’auraient rien eu à dire.
Oui il y avait eu quelqu’un !
Non on ne se souvenait pas de sa taille, sa couleur de cheveux ou même son âge.
On était même pas certain de son sexe…

Parvenu au stade ultime de la négation personnelle, Nemo devenait mûr pour sa reconstruction qui déboucherait à terme sur la maîtrise de son épouvantable pouvoir et lui permettrait enfin de mener une vie « normale » suivant les critères des têtes pensantes de l’Institut.

Probable que les intentions des savants étaient vraiment de permettre au garçon de vivre comme tout le monde.
Il faut rappeler que le contexte était particulier.
Entre l’émergence des drogues révélatrices de Super-Pouvoirs comme la bien connue Superadine, le développement pour tous des implants câblés initialement limités aux militaires et une recrudescence inquiétante des Mutants et autres créatures magiques voir extra-terrestres, la Terre était en proie à un changement majeur dont Paragon était la tête de pont.
Que valait l’existence d’un petit bonhomme dont la seule compétence était d’agir comme une éponge à identités, un pauvre Super-Schizophrène qui deviendrait irrémédiablement dément selon l’avis de tous les experts si on n’y prenait pas garde.

Donc Nemo était né.
Une enveloppe humaine pensante mais dénuée de tout relief.
Un être nu.
Inviolé.
Parfait.

La tâche des penseurs de l’Institut était achevée.

C’est alors que « les Prétoriens » entrèrent en scène et que Nemo quitta a jamais l’Institut pour être transporté avec précaution dans une des bases secrètes de cette organisation qui n’existait pas.

Contrairement à la pléthore de société mystérieuses qui fleurissaient ça et là à ce moment, bousculant les rapports de force et entamant des guerres souterraines avec les organismes plus anciens déjà présents, les Prétoriens ne poursuivaient pas des buts aussi communs que le contrôle ou la destruction de la Planète et ce pour une évident raison : les Prétoriens étaient DEJA les Maîtres du monde.
Fondé des siècles auparavant, l’organisation regroupait en son sein tous les humains les plus influents, les dirigeants et les savants les plus renommés et son objectif unique était de s’assurer dans l’ombre que le pouvoir restait entre ses mains. Certes l’Organisation des Prétoriens avait appris à évoluer avec son temps. L’époque des conflits sanglants, de la répression aveugle et de la censure ouverte avaient été remplacés par la manipulation des masses et la puissance économique mais ils avaient survécu. Et prospéré. Là ou les peuples de la Terre se berçaient de mirages libertaires en pensant élire librement leurs dirigeants, leur vie et leur sacro-Saint libre arbitre enfin à la portée de tous, les Prétoriens renforçaient leur implacable emprise sur les Médias et les richesses de la Planète.
Des milliers de Prétoriens originaux, ils étaient devenus des centaines pour n’être aujourd’hui qu’une poignée d’hommes et de femmes concentrant le destin d’une planète toute entière entre leurs mains avides et jamais rassasiées.

Et ces Prétoriens du 21ème siècle n’entendaient pas disparaître comme leurs prédécesseurs.
Ils possédaient tout ce qu’il était possible de posséder à l’exception d’une seule chose : l’immortalité.
Ce vieux rêve était pourtant enfin devenu une réalité potentielle…
La Science et la Magie permettaient aujourd’hui à ceux qui étaient prêts à en payer le prix de pouvoir prétendre à la vie éternelle.
Et les crédits des Prétoriens étaient illimités…

L’aspect « matériel et technique » du problème enfin couvert, il demeurait un facteur dont l’importance s’avérait déterminante : disparaître.

Par le passé, toutes les fois où les Prétoriens avaient été mis en danger n’avaient été rendues possibles qu’après l’identification d’un des membres et la mise au jour de ses ambitions secrètes par des hommes et des femmes déterminés et implacables. Aucun de ces empêcheurs de tourner en rond n’avait survécu assez longtemps pour mettre à bas l’Organisation de façon définitive mais les alertes avaient été entendues. La plus grande force du Diable était d’avoir fait croire à l’humanité qu’il n’existait pas et les Prétoriens étaient bien décidés à faire de même.

Demeurer invisible.
Tirer les ficelles dans l’ombre.
A jamais.

C’est alors que fut initié le projet « Nemo » qui allait causer leur perte tout en leur apportant paradoxalement cette immortalité à laquelle ils aspiraient tant.
  
Chapitre Trente six : Sabra

Elle approche souplement des hauts murs qui défendent l’accès à la Centrale principale abritant le moteur qui alimente les Boucliers de quartiers en énergie. Un instant, elle se dit que c’est idiot. Qu’elle s’est peut être fourvoyée et que la menace n’existe que dans sa tête. Elle hésite, fait mine de se diriger vers le poste de garde et de s’identifier comme Officier de la Hero Corps mais elle se ravise. Il n’y a aucun élément factuel qui étaie son intuition hormis ce message parcellaire émis par Kirby et peut être mal compris pas la Cadette de la HC mais elle a appris à se fier à son instinct. Et il lui crie « DANGER ». D’une seule ruade souple et puissante, elle accroche le haut du parapet plusieurs mètres au dessus, effectue un rétablissement périlleux jusqu’à frôler les serpentins d’acier mortel parcourus d’électricité puis se projette dans l’enceinte d’un coup de rein violent. Avec l’agilité d’une panthère, elle atterrit en douceur et sans un bruit, tous ses sens aux aguets, guettant une présence anormale.

Elle est dans son élément, ici.
Plus encore que dans son rôle d’Héroïne costumée.
Infiltration, élimination, extraction : le triptyque maudit qui a bercé sa vie antérieure.
 
Car avant de devenir une héroïne redoutée et de perdre sa beauté parfaite sous les assauts sauvages de Requin, Sabra était l’élément clef du plus parfait service de renseignement et de contre-espionnage au monde qui soit : le Mossad Israélien. Orpheline à l’âge de six ans suite à un nouvel attentat aveugle si courant que ce type d’attaques devenait malheureusement presque banal, elle avait passé son adolescence dans un centre gouvernemental censé s’occuper des petites victimes abandonnées mais qui s’avéra finalement un des principaux viviers du recrutement concernant les agents de terrain. Endoctrinée, sa mémoire judicieusement et régulièrement rafraîchie sur cet ennemi sans visage qui l’avait à jamais privée d’une vie normale en tuant sa famille toute entière, elle fut lentement mais sûrement orientée par ses instructeurs vers les portes de l’espionnage et de l’assassinat politique.

Dés son plus jeune âge, les spécialistes l’avaient identifiée comme la perle rare.
Volontaire, courageuse et tenace, elle alliait des talents physiques époustouflants à une capacité analytique acérée. 
Brillante et forte.
La tête et les jambes.
L’alchimie parfaite pour une espionne.

Lorsqu’il s’avéra en plus à son adolescence que la gamine montée en graine devenait une jeune femme à la beauté stupéfiante, les Officiers de l’agence comprirent qu’ils tenaient enfin l’Arme Fatale tant attendue. 

Elle fut officiellement recrutée par « Metsoda », la trouble Division des Opérations Spéciales du Mossad, véritable état dans l’état chargée des opérations d’assassinat de cibles « sensibles », de sabotages paramilitaires et de guerres psychologiques. Metsoda, la crème de la crème du petit monde confidentiel de l’espionnage. Une unité au fonctionnement si secret qu’elle échappait depuis bien longtemps à tout contrôle et qu’on tolérait au plus haut niveau de l’état en tremblant en ces temps où la répression aveugle et impitoyable était l’unique réponse aux attentats barbares et meurtriers. Le dernier rempart contre la sauvagerie pour les uns, une Bête immonde et sanguinaire haïe pour les autres.

Malgré tout ses très factuels talents, il restait encore à la jeune femme à acquérir les « dons » les plus précieux d’un agent aux yeux de ses très extrémistes officiers : le goût du sang et la haine de l’autre.

Enfin nantie de son nom de code,  « Angel », la jeune femme fut envoyée en mission d’infiltration avec ses plus proches camarades de promotion, orphelins tout comme elle, et qui étaient devenus avec le temps sa vraie  famille de substitution. Elle ignorait que l’objectif ne visait pas la destruction de la cible présentée mais n’était en fait que sa dernière épreuve pour assurer sa hiérarchie qu’elle était bien ce phénomène unique qu’ils espéraient. A peine le commando entré en action, l’ennemi s’abattait sur les agents stupéfaits comme par enchantement. Le fait que les détails de l’opération avaient été soigneusement divulgués à l’adversaire par les hautes instances de la Division pour éprouver le potentiel de Sabra n’arrangèrent pas les affaires des pauvres espions sacrifiés, il faut en convenir…

Comme les penseurs en col blanc s’adonnant à leur partie d’échec par « éléments sacrifiables » interposés l’espéraient, la seule personne qui parvint à échapper au massacre fut Angel.

Traumatisée par la mort horrible de ses compagnons et ignorant tout de la trahison de ses propres alliés supposés, elle se lança à corps perdu dans les missions les plus périlleuses pour faire payer à l’ennemi la destruction de sa seconde famille. Très rapidement, son nom devint légendaire et sa capacité à réussir les opérations les plus impossibles nimbèrent la jeune femme d’un aura de mystère monstrueux et effrayant. La cruauté sans appel avec laquelle elle « effaçait » ses cibles renforcèrent considérablement la panique que la simple mention de son nom causait chez ses adversaires.

Angel était invincible.
Elle était partout à la fois.
Impitoyable.
Impossible à arrêter.
Inhumaine et fascinante.
L’ange de la Mort.

Puis la tempête de haine décrue enfin et la raison prit le pas sur la rage. Le Moyen-Orient, saigné par les excès et la terreur, retrouvait la voie du dialogue et de la conciliation. Les radicaux s’effaçaient de la scène au profit des modérés et le peuple, LES peuples, pouvaient maintenant pleurer leurs morts inutiles en priant pour des lendemains meilleurs. L’espoir revenait.

Mais pas pour tout le monde…

Comment expliquer à un chien enragé et dressé pour tuer qu’il doit cesser de mordre quant il ne sait plus rien faire d’autre ?
C’est impossible…
De tels animaux ne peuvent être conditionnés sans danger de récidive.
Et un tel risque n’était pas acceptable par les Défenseurs de la Paix parvenus à la tête de l’état.
Ils avaient tant œuvrés pour ramener le calme qu’ils étaient près à un dernier sacrifice pour le conserver à tout prix.

Il fallait éliminer Angel.
Tuer la Bête qui poursuivait son œuvre de destruction aveugle malgré toutes les mises en garde et les ordres directs. 

Alors que la traque menée conjointement par les adversaires d’hier alliés pour l’occasion se précisait autour de l’espionne maintenant totalement seule et privée de soutien, peu avant que ne sonne l’Hallali qui mettrait un terme sanglant à la période la plus noire de la région, un événement imprévu vint bouleverser toutes les prévisions. La voix froide et glaciale qui avait été l’unique lien de la jeune tueuse avec Metsoda depuis son entrée sur le terrain la contacta. Une dernière fois. L’agent ne rencontrait jamais son officier de liaison : c’était la règle ! L’assassin ne sut jamais pourquoi la femme sans visage au ton minéral l’appela ce jour là pour lui raconter toute sa triste vie par le début. Les mensonges et les trahisons, la manipulation constante dont elle avait été la victime à l’instar de ses cibles. La haine, minutieusement implantée en elle pour la transformer en une créature abominable et condamnée à répandre la mort comme une lèpre infecte.

Lorsque la communication s’interrompit, Angel resta prostrée un long moment, littéralement assommée par les révélations, incrédule et perdue.
Dans moins d’une heure, les unités de nettoyage seraient là avait dit la voix.
Un instant, la jeune femme fut tentée de les attendre et d’en finir.
Se reposer.
Enfin.
Ne plus être attaquée dans la nuit par des visages sanglants qui explosent dans un hurlement de souffrance insupportable.
En se remémorant paisiblement son parcours, elle prit douloureusement conscience qu’elle n’avait jamais vraiment vécu.
Elle allait avoir vingt-six ans dans treize jours et sa vie toute entière avait été uniquement consacrée à supprimer celle des autres.
Méritait elle de survivre pour VIVRE malgré tout ce qu’elle avait commis ?
La trahison et son aveuglement sanguinaire provoqué étaient ils des excuses suffisantes pour cautionner les atrocités auxquelles elle s’était livrée ? 
Non…
Rien ne permettrait jamais d’effacer me passé.
Au plus pouvait elle espérer vivre pour apporter la Justice à ceux qui en étaient privés.
Ne plus venger mais aider.
Construire plutôt que de détruire.
Réparer ce qui pouvait encore l’être…

Lorsque les Nettoyeurs investirent la discrète maison dans laquelle se terrait Angel selon leurs informations, ils la trouvèrent déserte. La lettre posée en évidence sur la table basse en verre du salon fut le seul élément qu’ils furent en mesure de ramener à la Division. Adressée au Directoire de Metsoda, elle disait la chose suivante : « Aujourd’hui, Angel est morte. Elle a appris la vérité sur la manipulation dont elle a été victime et n’a  regretté qu’une chose : ne pas avoir été tuée il y a des années avec ses compagnons que vous avez trahis à dessein pour la créer. Annoncez la disparition de Angel publiquement. Je reprends mon droit à vivre pour entamer mon travail de rédemption. Si vous me traquez, je vous tuerai. Tous. »

Le ton sibyllin et caractéristique de la Tueuse fut amplement suffisant pour qu’une communication officielle soit adressée aux organisme intéressés.     
Tous les dossiers ayant un lien avec le Monstre furent détruits et les rares personnes impliquées n’eurent pas besoin qu’on leur signifie le prix à payer si elles ne faisaient pas preuve d’une mémoire extrêmement sélective…
L’affaire Angel était close.
Elle n’avait jamais existée.

Sabra sort douloureusement de ses pensées.
Elle vient de détecter des mouvements sur sa droite et entame un mouvement tournant pour éviter les arrivants.
Voilà une tactique peu habituelle chez la Scrapper réputée pour ses assauts de front et sa parfaite maîtrise du combat rapproché.
Le changement est furtif mais radical. Malgré l’envie d’en découdre, Sabra se glisse dans l’ombre et progresse – silhouette invisible – vers le bâtiment central, se délectant de la sensation de la traque retrouvée.
Elle est seule.
Impossible de compter sur une aide extérieure.
Et si elle a raison, Sabra n’a aucune chance de pouvoir contrecarrer la menace qui se tapit derrière les murs de béton qui lui font maintenant face.

Mais Angel l’espionne, si.
Retrouvant instantanément les automatismes qu’elle croyait perdus pour toujours, elle bondit sans un bruit et accroche la passerelle métallique qui monte vers le toit couvert de plaques d’acier renforcé.

« Infiltration ! »
« Pour le reste, on avisera… »

Prochainement : Kirby