Chapitre sept : Monsieur Social

- Je ne dis pas que j’ai raison ou tort, je dis simplement que j’ai une MISSION à accomplir, un point c’est tout !!! Enfin surtout l’enveloppe car moi je m’en fiche un peu c’est vrai…

Le silence qui suit la dernière déclaration du maigre petit bonhomme masqué à la voix aussi agréable qu’un ongle sur un tableau plombe légèrement l’atmosphère déjà bien alourdie par l’odeur de sang et de viscères qui plane dans la pièce principale de l’immeuble désaffecté.

- Moi je dis, on le tue ! intervient le Marchand de sable comme si l’intéressé était absent.
- C’est une option tentante, acquiesce la Maîtresse d’école avec le même détachement étrange. On le massacre et on lui trouve un hôte moins perturbant !
- Heu… Je suis d’accord sur le principe, ajoute le Croquemitaine en shootant distraitement dans une tête de Skull, mais ça va pas être fastoche s’il n’est pas d’accord vu qu’il est quand même le plus puissant d’entre-nous, ne l’oublions pas.
- Et je suis navré mais je ne suis pas d’accord !!! précise monsieur Social avec bonhomie comme s’il s’agissait de déterminer le nombre de merguez nécessaires au barbecue hebdomadaire. Si vous attaquez mon enveloppe, je devrai vous étriper, j’en ai peur !
- Ah non hein !!! se rebelle le Croquemitaine. Je viens juste de terminer de fignoler mon costume et comme c’est moi qui vais encore être au contact, il va tout me l’abîmer si on se bagarre !
- C’est quoi le problème franchement ?

Le quatuor d’affreux se retourne comme un seul monstre et regarde Ravage qui mâchouille tranquillement un musculeux avant-bras, assis sur un torse démembré.

- C’est lui là ! s’emporte le Marchand de sable en désignant Social qui lève ses gros yeux globuleux et injectés de sang au ciel. Nous venons avec une tâche simple à accomplir et MÔSSIEUR fait sa Diva en collant le bouzin dans tout Paragon au lieu de rester peinard le temps que nos pouvoirs soient au top !
- C’est pas ma faute si je suis tombé sur un hôte aussi volontaire, j’te f’rai dire !
- Oh que si ! Si c’est ta faute j’te f’rai dire !!! singe le Marchand visiblement très agacé en projetant des volutes de silices dans tous les sens. T’aurais écouté Maîtresse… T’aurai parasité le petit gros avec les moustaches, on en serait pas là !
- Ah mais quand j’ai vu ce petit mec avec toutes ses pensées malsaines, j’ai pas pu résister moi… gémit Social. Son cerveau était comme une grosse éponge vicieuse… Si gorgée de haine et de frustration que j’ai pas réfléchi… C’était tentant quand même !!!
- De toute façon c’est toujours pareil avec toi ! Regarde sur Eden !!! Qui s’était entiché de l’Archange Sombre hein ?! Qui a fait foirer l’invasion au dernier moment ?
- Oh non on va pas remettre ça…
- Et comment qu’on va remettre ça !!! T’apprends pas, c’est tout !!! J’vais t’dire Social : t’es un gros Boulet !
- Marchand a pas tort, ricane Croquemitaine. T’es pas un pas Pro dans ton approche, Social ! T’es un jouisseur ! Vu ton origine de toute façon…
- Je vois l’genre !!! Vous allez tout me coller sur le dos si ça foire, bande de salauds ! C’est ça hein ?
- Non Social ! grince la Maîtresse d’école. Non, car cette fois-ci le plan n’échouera pas. J’ai été contactée par le patron et il est drôlement en pétard, tu peux me croire. Il a dit que si nous n’avions pas résolu le problème avant une journée terrestre, il allait nous envoyer ce fondu de Placard « en renfort ». Vous savez tous ce que cela signifie…
- Nan ! lance Ravage en se curant les dents avec une esquille d’os.
- Ca veut dire que c’est pas bon du tout, explique le Marchand de sable en aparté. Le Monstre du Placard est un indépendant. En fait il est même pas de chez nous... Et il a une fâcheuse tendance à régler les invasions sans grande finesse.
- Genre ? demande Ravage en suçant bruyamment la moelle encore contenue dans son os cure-dent.
- Genre quand il a terminé, y a plus grand chose à dominer en fait.
- Ah !
- Donc Social, reprend la Maîtresse en pointant sa règle graduée sur l’intéressé, tu as le choix : soit ton hôte et toi arrêtez vos bêtises, soit c’est Placard qui s’en chargera et alors là, pas de bonus d’invasion et probablement deux où trois siècles de purgatoire pour tout le monde.
- Ah c’est malin hein !!! s’indigne Croquemitaine.
- Ouais t’as tout gagné là !!! ajoute le Marchand de sable.
- Z’êtes d’où exactement ? demande Ravage en se levant pesamment, le ventre un tantinet ballonné.
- Maîtresse et moi on est du 8ème cercle bien sur, sourit le Marchand en désignant la vieille momie qui sourit fièrement pour l’occasion. Croque vient du 7ème comme tous les belliqueux dans son genre et naturellement Social arrive du second, tu penses bien !
- Y a pas de hontes à être du second cercle j’vous signale ! se rebelle le Chétif.
- Nan mais ça explique quand même les choses aussi… raille Croquemitaine. Et t’es d’où toi, Ravage ?
- Ben je suis du 8ème aussi mais j’ai été transféré aux Limbes là ! confesse Ravage tout honteux.
- Rhhaaaa l’autre hé !!! s’esclaffe Croquemitaine.
- Whhhaaaaa !!! se moque le Marchand en disparaissant dans un nuage ocre hilare.
- Ton Hôte est un Juste ??? demande Maîtresse aussi amusée qu’impressionnée.
- C’est rien de le dire, avoue Ravage avec une moue dégouttée. Je souhaite bien du plaisir aux copains à chaque fois que je leur renvoie cet emmerdeur, croyez moi !
- Ahahahaha ! s’étrangle Croque. Ca doit drôlement bousculer leur petite vie peinard dans le 1er Cercle !!! Ca fait belle lurette qu’on ne voit plus de Paladins en armure de lumière chez nous.
- A qui le dis-tu, couine Ravage. Si j’avais su, je me serai coupé une corne plutôt que de pactiser avec sa famille… Six cents ans d’ancêtres immondes et là « PAF », la tuile : une génération de Justes ! Comme ça… Sans raisons ! Pis pas un mais deux carrément ! Vous connaissez déjà la cadette mais croyez moi, l’aîné n’est pas piqueté des Incubes !!! Et c’est sur moi que ça tombe…
- Clair que t’as pas de bol, compatit le Marchand en se recomposant lentement. Note qu’il y en a un paquet ici quand on regarde bien… Maîtresse a balancé une gamine y a pas longtemps et elle a atterri aussi là bas. D’ici à ce qu’on se ramasse une nouvelle Guerre Divine avec ces conneries, y a pas loin…
- Raison de plus pour resserrer les rangs et lancer l’invasion avant que ces fichus Héros ne se renforcent, gronde Maîtresse. Social, on t’écoute. Je dis quoi au patron ?
- Ohla moi je m’engage pas… C’est Lui le plus fort alors je vous laisse vous débrouiller avec ! s’emporte le maigrichon.

Habitués, les Démons attendent patiemment que l’Hôte reprenne le contrôle. Le changement s’effectue en quelques secondes, preuve incontestable de la volonté phénoménale de l’humain possédé. Lorsqu’il relève la tête, dardant deux petits yeux gorgée d’un sadisme dément et plus inhumains encore que sous la houlette de son parasite, Monsieur Social découvre ses dents jaunies, passant une grosse langue épaisse sur ses lèvres ourlées à la plénitude malsaine.

- Monsieur Social va vous aider, Créatures !
- Il ment ! se marre Marchand. Cet humain pathétique pense pouvoir abuser un natif du Cercle des Trompeurs, on croit rêver !!! 
- Mon camarade a raison, Social ! confirme Maîtresse. Notre fond de commerce sont les baratineurs de tous poils, mon ami. Navrée mais tu exhales la duplicité et la fourberie par tous les pores de ta maladive et jaunâtre couenne !
- Et pourtant je vais vous aider… Pour un temps… Vos cibles sont des lèpres sociales, des cancers qui dévorent ma société chérie du fond de leurs bouges infâmes… Ils s’adonnent au stupre et à la drogue, ne respectant rien ni personne. Je vais leur apprendre la peur…
- Il ne ment pas ! confirme Maîtresse avec une mimique satisfaite.
- Là nan ! confirme Marchand.
- …et lorsque la maladie qu’ils incarnent sera définitivement éradiquée, je vous tuerai. Tous.
- Heu… Là non plus il ment pas ! souffle Marchand avec inquiétude.
- Si on appelait Placard en fin de compte ?! propose Croquemitaine très impressionné par les sifflements que Social produit maintenant tandis que l’extrémité de ses petites mains boudinées se métamorphosent en immondes instruments de torture organiques.
- Chaque chose en son temps, coupe Maîtresse. Ravage ? T’es avec nous ?
- Ouais pas de soucis ! Tant que j’ai à bouffer, l’autre fumier reste ou il est donc vous pouvez compter sur moi, les aminches !
- Bon ben c’est réglé alors ! Juste le temps de zigouiller l’enveloppe et on ira faire une ballade dans les égouts histoire de fêter ça.
- Ouèèèèè !!! sautille Croquemitaine qui adore lécher les gerbouilles des Abominations.
- L’enveloppe ? demande Ravage, jetant à nouveau un léger froid.
- Oui, confirme la Vieille mocheté. L’enveloppe Skull qu’on avait gardé en vie des fois que Social veuille bien changer d’Hôte. Mais maintenant c’est plus trop utile alors autant la manger.
- Y a pas de Skull vivant ici, Maîtresse ! déclare le dernier arrivé comme en s’excusant.

Avisant la large traînée écarlate qui s’étend jusqu’à la sortie, la Maîtresse d’école s’emporte et balance de terribles coups de règle sur l’extrémité des haillons de Croquemitaine où doivent théoriquement se trouver ses doigts en ponctuant ses frappes :

-  JE… T’AVAIS… BIEN…DIT… DE… SURVEILLER… L’ENVELOPPE !!!
- Aïeuuuu… couine Croquemitaine. Mais t’es pas bien sans dec’ !!! J’écoutais ce qui se disait ! Y avait pas de risque, il était tout esquinté…
- Imbécile !!! C’est le deuxième humain qui s’échappe par ta faute ! Tu as drôlement intérêt à les retrouver – LES DEUX - sinon je te JURE que je fais un rapport tellement salé au Patron que c’est Placard qui s’occupera de ton débriefing après l’invasion !!! Et tu es privé d’égout, voilà !!!
- Pourquoi c’est pas Ravage qui y va !? se rebiffe Croquemitaine. Il a laissé filer la gosse aussi d’abord !!!
- Il savait pas encore qui elle était, LUI !
- Ouais d’abord !!! renchérit l’intéressé en faisant une grimace moqueuse à Croque.
- Pffff c’est pô juste !!! tente le Haillon avant de s’écarter en voyant Maîtresse lever la règle, mauvaise avant de gronder :
- Ne reviens pas sans avoir tué les deux, sinon…

Pendant que le petit groupe joyeux s’éloigne en direction de l’accès aux souterrains infectes de Paragon qui leur rappelle avec nostalgie un peu leur patrie, Croque suit en pestant le chemin sanglant d’un pas traînant, ses guenilles basses. Lorsqu’il parvient dans une artère important du quartier et constate que les coulées poisseuses s’arrêtent brusquement au bord du trottoir crasseux, il serre ses oripeaux-doigts convulsivement en gémissant :

- Ohlalala je vais me faire gronder…   

Chapitre huit : Marada

Toute notion de temps est absente de l’endroit. Même une notion aussi simple que la gravité est une abstraction ici. Le paysage chaotique lui même a confirmé à la jeune femme dés son arrivée qu’elle était « ailleurs ». Aucune lumière directe ne vient éclairer sa silhouette tremblante et la luminosité changeante dévoile l’environnement pour mieux le masquer comme s’il s’agissait d’une jeu pervers.
Et il y a les sons.
Ces plaintes continues et déchirantes qui émanent de partout et nulle part, ces gémissements qui lui vrillent la cervelle comme des perceuses mentales, laminant son âme, mettant en péril sa raison une fois de plus.
Elle n’a ni faim, ni soif mais sent le vent glacé qui vient la frapper parfois avant d’être remplacé par un souffle brûlant comme une fièvre maligne. Elle sait qu’elle a quitté sa dimension d’origine mais ne parvient pas à déterminer où elle a atterrit malgré tous les enseignements que Nathan lui a prodigué avec une patience fébrile comme s’il redoutait que son élève n’ai pas le temps d’apprendre avant de subir une telle épreuve.

Marada sait que son univers n’est qu’une page ridicule dans le Grand Livre Cosmique.
Elle a mentalement voyagé avec son Mentor dans des endroits merveilleux qu’elle n’aurait jamais ne serait ce qu’imaginé. Elle a plongé son esprit avide de Savoir dans la trame déchirée de mondes habités par la violence et la barbarie les plus extrêmes aussi…

Mais jamais elle n’a contemplé une telle… menace.
C’est comme si elle avait été soudainement arrachée à son corps pour être projetée au cœur de ses pires cauchemars, de ses craintes d’enfant les plus secrètes.
C’est comme si elle était…en Enfer !

Avant qu’elle ne quitte la maison de son adolescence– fuir serait une terme plus adapté – la jeune femme avait eu à subir les prêches hystériques d’une famille habitée par une Foi aussi fanatique que cruelle. Lorsqu’elle avait été en mesure de plonger dans l’esprit des gens et s’en était ouvert à son père, elle avait cru qu’il allait la tuer tellement les coups pleuvaient, martelant son corps supplicié sans discontinuer. Sans l’intervention de sa mère, celle qui s’appelait encore Marie-Adam serait morte sous les poings d’acier qui s’abattaient dans un silence de rage meurtrière dans l’indifférence complice de ses frères et sœurs.

Difficile pour un Paragonien d’imaginer ce qu’est la vie de certaines bourgades des états centraux de l’Amérique moderne. Ceux là même qui vont s’enflammer pour une cause juste à l’autre bout du globe ignorent qu’à quelques centaines de kilomètres seulement est tapie la bête immonde qu’ils croient éteinte.
Dieu y est l’Unique Voie tolérée.
Pas le Dieu d’amour et de miséricorde mais le Dieu ancestrale et insidieux qui a ravagé des civilisations entières. Celui qui prône la crainte de l’autre et l’éradication de la différence, qu’elle soit physique ou raisonnée.
Dans ces lieux oubliés par le temps, seuls certains élus ont force de Loi et il n’est pas rare d’y voir fleurir à la nuit tombée les sinistres cagoulards spectraux traquant « l’ennemi » sous couvert de la Croix de feu. Nulle créature difforme ou mentalement déficiente n’y est visible. On les cache. Dans des endroits secrets et honteux comme les preuves immondes des péchés qui n’existent que dans les cerveaux malades des purs et des justes.  
Marada fut envoyé dans un tel endroit et si elle s’effondre maintenant en pleurant d’effroi, c’est parce qu’elle a l’impression d’y être à nouveau enfermée.

Ce lieu est le Mal.

Et la jeune mutante sait qu’elle ne supportera pas une seconde fois d’y être oubliée sans se réfugier dans une apaisante folie.
Pour toujours.

Alors qu’elle va basculer irrémédiablement, elle perçoit un son différent.
Pareille à un petit animal, elle dresse la tête, cherchant à repérer la provenance, s’accrochant à ce dernier espoir comme une noyée, tremblante à l’idée qu’il n’existe que dans son esprit malade.

Puis le hurlement retentit à nouveau et le doute n’est plus de mise.
En un instant, Marada est debout et fonce en direction de l’inespérée acclamation qui vient de se transformer en cri de douleur. Quand elle arrive enfin au bout de l’éperon rocheux, elle s’arrête, médusée par le spectacle : un homme puissamment bâti et entièrement nu fait face à une Horde de créatures de cauchemar faite de crocs et de griffes effroyables. Son corps musclé est lacéré et le sang qui ruisselle par des dizaines de cruelles blessures illustre  parfaitement la violence du combat qu’il livre pour sa vie. Autant que les monceaux de choses infâmes qui s’empilent comme des trophées sauvages jusqu’à ses genoux…
 
Avant qu’elle ne soit remise de sa surprise, les monstruosités se ruent à nouveau à l’assaut. L’homme va être submergé par la vague bestiale et l’Empathe étouffe lâchement le sanglot d’horreur qui envahit son être. Mais à l’instant ou les premiers rangs vont frapper, les bras du combattant s’illuminent d’une lueur intense, transformant ses membres des coudes aux mains en un duo de lames éblouissantes qui plongent dans le magma informe qui l’assaille. La lumière mortelle se met à tournoyer avec une célérité impossible, fauchant les bêtes démoniaques dans un tourbillon de rage insensée. La contre-attaque est telle que les Choses démoniaques hésitent puis refluent sous la pression impétueuse de l’humain déchaîné qui va jusqu’à les poursuivre avant de reprendre sa position, exténué, ses armes impossibles tendues devant lui dans un geste de défis.

La luminosité intense permet aussi à Marada d’embrasser enfin cette plaine immense qui sert de champ de bataille et elle ne peut s’empêcher pour la première fois depuis si longtemps de pousser cette clameur honnie :

- Mon Dieu, protège moi…

Aussi loin que les yeux de la mutante portent, la plaine grouille de créatures qui foncent sur l’homme aux cheveux de neige. Des milliers, des centaines de milliers de choses garnies d’épines, de pinces et de gueules béantes vomissant des torrents de biles sur leur passage.
Le gémissement de douleur ramène l’attention de l’Empathe en proie à une panique incontrôlable. L’homme vient d’avoir la cuisse transpercée et il peine à rester debout. La fureur démentielle avec laquelle il repousse une fois encore la meute lui donne un bref instant de répit mais lorsqu’il met un genoux à terre en grondant de colère, la Horde d’épouvante se ramasse sur elle même, les Monstres se submergeant et se déchirant entre eux pour goutter la chair de la proie vaincue.

Puis pareille à une énorme muraille de chair grondante, les choses abominables s’élancent.

Cette fois-ci, pas plus le courage indomptable du guerrier que ses stupéfiantes armes lumineuse ne les stopperont.
Lorsqu’elles arrivent au contact, l’humain ruisselant de sueur et de sang disparaît et leurs crocs avides ne rencontrent que le vide.

Sur la corniche, Marada tente de rattraper le grand corps musclé qu’elle a téléporté à la dernière seconde mais le poids l’entraîne et elle s’effondre sur lui. Immédiatement, l’homme darde sur elle ses yeux fous et pointe une de ses lames mortelles sur sa poitrine. La jeune femme hurle au moment même ou l’arme de lumière pénètre profondément sous son sein gauche.

Prochainement : Mac