Nom de Membre : SadoMaso
Nom alternatif : le Cintré, Oh non pas lui !!!, l’autre là avec une drôle de tête…
Nom véritable : Walter Mikofsky
Age : 19 ans
Date de naissance : 24 décembre 1985
Lieu de naissance : Trifouilli les Tomtes (banlieue ouest de Paragon)
Taille : 1m53
Poids : 42kg (poils compris)
Origine : Technologique
Pouvoirs : Tanker spé Invulnérabilité/Super-Force

Histoire :

Ce qui suit est une histoire très triste même si je sais que bon nombre d’entre-vous vont se payer ma poire.
De toute façon, j’ai l’habitude…

Je m’appelle Walter Mikofsky et je suis né un soir de Noël dans une bicoque branlante plantée comme un chicot pourri au milieu d’une banlieue désœuvré de Paragon.

Dés le départ, je comprends que ma vie ne sera qu’une grande suite de tragédie vachement terrible.
Ca commence quand mes parents m’expliquent que je me suis fait salement avoir niveau cadeau en décidant de sortir le soir de la distribution générale. Non pas que les cadeaux vole très haut à la maison mais quand même…

Le second signe qui me donne à penser que l’existence ne sera pas rose tous les jours m’apparaît clairement lorsque mes demi-frères et sœurs décident de concert que j’ai tout le potentiel pour être leur souffre douleur tout le temps que je resterai au bercail.

Quand on est chétif, rouquin et doté d’une intelligence frôlant le génie absolu, il ne fait pas bon être entouré de balaises recouverts de poils noirs comme leur âme dés huit ans et bas de plafond, croyez moi !!!

Mon enfance est donc une succession de brimades insupportables.
En fait jusqu’à ce que cette saleté de Papa m’achète mon premier kit de « Petit Chimiste »…

L’explosion partielle de mon demi-frère Grumpf – soudain rebaptisé quart de frère… - suite à une manipulation approximative m’apporte un calme relatif appréciable. Cette rémission inespérée est vite renforcé salutairement par une crainte prudente après que ma sœur Beurka ne soit transformée en bubon géant après avoir ingurgité une de mes décoctions que j’ai habilement mélangé à son triple Gin Fizz matinal.

Papa et Maman - qui souhaite éviter d’autres éventuels « accidents » à l’avenir - me laissent enfin sortir de la cave et fréquenter l’école du quartier. Immédiatement, mon très supérieur intellect me permet de m’imposer aussi bien auprès des professeurs – par mon travail remarquable – qu’auprès de mes très triviaux camarades – lorsqu’ils apprennent que je suis la cause des états de Grumpf « le partiel » et Beurka « la suintante ». A noter que les deux revanchards intégreront plus tard le groupe de Super-Vilains « Les Nazouilles de la déchetterie molle » sous les pseudonymes évoqués ci dessus rien que pour me filer la honte…

Les années qui suivent sont globalement satisfaisantes puisqu’on me fiche une paix royale tant que je n’embête pas le monde. A treize ans, j’entre à Harvard comme élève boursier après une année sabbatique et je suis déjà promis à un avenir doré dans les plus grands laboratoires mondiaux.

C’est là que se produit LA méga-couille en fait…

Elle s’appelle Cynthia Mac Manus.
C’est la fille la plus démente que j’ai jamais vu et j’en tombe immédiatement raide dingue !!!
A tel point que je remise le soir même dans les cartons mes posters de Britney pour qui j’en pinçais pourtant un max c’est vous dire.

Le problème c’est que Cynthia Mac Manus se fout des sentiments que j’ai pour elle comme de sa dernière paire de pompes – pompes qu’elle achète journalièrement par paquet de douze vu que ses parents sont scandaleusement pétés de thunes car affiliés économiquement au Clan Bush !

Si on regarde bien, Cynthia est ce qu’il est commun d’appeler une pure petite connasse !
Mais qu’est ce qu’elle est belle…

Pendant plusieurs années, je reste donc dans l’ombre de la belle, supportant ses humiliations et celles de ses cruels petits bourges d’amis en espérant secrètement qu’elle voit un jour la beauté de mon âme derrière mon physique débile. Malheureusement, cette peste de Mac Manus doit avoir de sévères problèmes de vue car plus le temps passe et moins elle me voit, allant même jusqu’à carrément ne plus se moquer de moi en me traitant de « crétin de nabot » ou de « résidu de cuvette ».

C’est vachement dur à supporter ce mépris, croyez moi…

Lorsque l’avènement des Super-héros frappe Paragon, j’y vois une chance de pouvoir enfin conquérir le cœur de ma Belle en mettant à contribution mes formidables talents de scientifique. L’idée est bonne – je le pense toujours – mais pas l’approche ! Là où j’aurai dû tester à nouveau tester mes décoctions sur mes frères et sœurs survivants, je me laisse emporter par l’euphorie et ingurgite moi même ma première formule.

Le breuvage devait donner à ma peau naturellement de la couleur d’un ventre de poiscaille limite frais une jolie teinte bronzée. Rendu fébrile par la faute de ma passion démesurée, je commets une seconde fois l’erreur de dosage, la même que lorsque j’avais travaillé quelques années auparavant pour Michael Jackson, et me retrouve avec un teint de cadavre peu rajoutant aux reflets verdâtres à gerber. Heureusement que je suis parvenu à éviter la chute de nez, effet secondaire imprévu lors de l’épisode Michael…

Cynthia retrouve pour un temps un intérêt à me fréquenter, m’assénant de nouveaux sobriquets recherchés dont elle a le secret comme « gueule de raie » ou « tronche de macchab’ ». Pourtant, l’amour n’est visiblement toujours pas au rendez-vous alors je me lance dans la seconde partie de mon projet pour devenir l’homme de ses rêves et invente un sérum qui me donnera une super force.

Suite à l’échec précédent, il est probable que j’ai un peu forcé la dose rétrospectivement…

Lorsque je sors du coma profond où je suis resté plongé durant deux ans, il s’avère que la formule a si bien fonctionnée que je suis devenu certes TRES fort mais aussi incapable de ressentir la moindre souffrance. Dit comme ça, ça a l’air super mais dans les faits, ça n’est pas très évident à vivre. Je n’avais pas non plus prévu un effet secondaire qui s’est avéré rigolo mais qui à l’époque m’avait un peu ennuyé quand j’allais faire caca : l’apparition d’une grosse queue grumeleuse ! Vu qu’elle ne s’arrête jamais de pousser, j’ai du apprendre à la couper de temps en temps car sinon je me prends les pieds dedans. Mais maintenant j’aime bien en fait. Pis les filles aussi ! Héhé ! Sacré moi, tiens !

La semaine qui suit mon réveil, je passe mon temps à bien me marrer en transformant mes orteils en pelote d’épingles ou mon crâne en imitation du « Pinhead » de « Hellraiser ». Tout délire – fut il désopilant – doit cependant avoir une fin et j’arrête pour un temps mes enfantillages pour me rencarder sur ce qu’a bien pu devenir durant mon absence ma Cynthia au cœur de pierre. J’apprends qu’elle a succombé tragiquement lors de l’affrontement entre Docteur Maboulos le Super-Vilain et la Brigade des Bizarus, le très réputé groupe de Super-Héros. Alors qu’elle était en train d’acheter une paire de pompes dans le centre commerciale de Atlas Plaza, le rayon grossissant que le génie du mal Doc Maboulos braquait sur la Brigade frappa par inadvertance la boutique de chaussure et Cynthia fut écrasée par une Doc Martens coquée de 22 tonnes.

J’espère seulement qu’elle n’a pas trop souffert…

Pour ma part, je suis anéanti et je décide de me lancer dans la carrière de Vengeur masqué pour faire payer à Doc la mort de mon aimée même si ma passion était à sens unique.

Ma première identité n’est pas à proprement parler une super réussite, j’en conviens maintenant avec un sourire amusé et nostalgique…

Je débarque dans le QG du Docteur Maboulos sous l’identité de « MêmePôMal le Jaune ».
J’ignore alors – erreur de jeunesse – que le Doc s’est à l’époque attaché les services de Vlati et Vlatipa, les fameux « Jumeaux démembreurs du Caucase ».

Bon…

Notre « premier contact » ne bascule pas vraiment en ma faveur, je l’avoue !
Le bon coté : Je n’ai pas mal grâce à ma formule, c’est vrai…
Par contre, une fois qu’ils en ont terminé avec moi, je suis plus « MêmePôMal le bleu » que « le jaune » vu les beignes que j’ai ramassé sur le chignon. En plus les deux taquins m’ont arraché le bras droit pendant que le Docteur Maboulos testait sur mon crâne son « depilateur sonique poil par poil qui empêche la repousse ». L’intervention inespérée de la Brigade des Bizarus m’évite l’ablation d’un membre supplémentaire et je conserve même une petite touffe de tifs miraculeusement épargnés sur le dessus du crâne que je laisserai pousser pour me donner mon super look actuel avec ma queue de cheval (sur la tête…) rousse.

Mon bilan est quand même moyen : un bras en moins et presque chauve comme un œuf sans espoir de repousse, il faudra faire gaffe à l’avenir !!!

Je règle habilement le problème du bras un jour que je me balade sur une brocante de Super-Héros. Il y a une vente de ferraille au poids – de l’adamantium tiré du squelette d’un certain Wolveryne qui n’a visiblement pas eu de chance lors de sa dernière confrontation avec Cain Marco « le Fléau », un marrant….  – et je peux me bricoler un nouveau membre assez moche mais fonctionnel que je visse à même l’articulation de mon épaule.

Sentant quand même mon mental partir un peu en sucette, j’estime qu’il est temps pour moi de laisser tomber pour un temps mon activité de Super-Héros et me lance à corps perdu dans la recherche des sensations perdues.
Malheureusement, malgré de très intéressantes séances avec des pointures comme Lady Domina ou Mistress Tuvamorfler, rien n’y fait ! J’en garde des souvenirs émus mais pas la moindre marque car il s’avère que mon sérum a viré avec le temps, me donnant une étrange capacité à l’auto-cicatrisation.

Déjà que je ne sens rien, c’est bien ma veine tiens…

Je passe les mois suivants à parfaire ce qui sera mon futur look de Super-Héros et adopte le nom que m’avait proposé Lady Domina durant une savoureuse soirée d’écartèlement : SadoMaso !

Pour commencer, je m’écorche avec applications des genoux aux orteils puis coule du titane fondu dans les trous pour renforcer un peu la viande. Sur mon bras intact, je rivette une épaulière en carbone pur pour éviter un second arrachage car il n’y aura pas des morceaux de Wolveryne en vente tous les jours. Ensuite – en souvenir de Captain Marvellous qui avait paumé son froc et sa réputation en pleine bagarre – je décide de coudre mon bénouze en cuir renforcé à même le corps car on est jamais trop prudent.

Surtout avec l’arrivée de Super-Vilains comme « le Descendeur de Futal » ou « Monsieur Plote-Fessier » comme chacun sait…

Commence alors ma carrière de redresseur de torts dans les bas-fonds de Paragon City.

Je déplore de ne rencontrer que des nulos tout juste capables de me faire légèrement saigner mais ça occupe  et me permet de faire des rencontres intéressantes dans le milieu des Justiciers Costumés. Je m’engage  notamment dans une relation passionnelle et intensément brutale avec la réputée « Tatoueuse Folle » qui me laissera un souvenir impérissable en me tatouant le corps au burin atomique, donnant à mon identité de Héros une nouvelle touche personnelle.

Cependant, et malgré ma nouvelle stabilité sociale, je n’oublie pas le Docteur Maboulos et souhaite lui faire payer les conséquences de ses délires à base de godasses géantes mortelles écraseuses…

Lorsque j’apprends qu’il vient de sortir de l’asile maintenant que des Psys visiblement encore plus cintrés que lui l’ont déclaré guéri, je le traque habilement et le surprend enfin dans sa nouvelle base secrète alors qu’il met au point un nouveau rayon de la mort pour faire exploser des Tongs de plage en été.

Je fonds sur lui tel la vérole sur le bas Clergé mais commets une nouvelle terrible erreur !!!
Puisque Vlati et Vlatipa se sont auto-démenbrés en prison par ennui, Doc a recruté « Nonoeil l’énucléateur à vif ». Stupidement, et tandis que je cogne la tête de Doc sur un coin de table en fonte, je ne vois pas venir Nonoeil car un coup de vent rabat ma queue de cheval sur mes yeux, m’aveuglant. Comme quoi il faut faire gaffe à tous les détails d’un costard sinon les conséquences peuvent être tragiques !!!

Souvenez vous de « Cow-Boy Bob » qui s’était fait exploser trois orteils à vouloir absolument conserver ses ridicules colts sans sécurité aux hanches alors qu’il s’était spécialisé en « Leaping »… Sacré Bob !!! Est ce la raison qui l’a fait se rebaptiser « Sam les Moonboots » par contre, je l’ignore…

Pour en revenir à mon épique bataille avec Doc et Nonoeil, je suis en très mauvaise posture. Nonoeil m’a chopé par le catogan et me fait tourner dans toute la pièce comme un taré au détriment du mobilier brutalement pris à partie. C’est très ennuyeux ! Non pas que ce soit douloureux bien sur mais je me dis qu’à force de faire des bêtises avec mes tifs, cette andouille va finir par m’arracher le peu de poils qu’il me reste sur le caillou et ça me déprime un peu. D’un coup de latte habile, je fracasse la mâchoire de L’énucléateur qui relâche sa prise. Comme j’aime le travail bien fait, j’en profite pour me jeter sur lui et transformer sa tronche de cake en steak tartare.

Tout à ma démonstration pugilistique, j’ai oublié Doc Maboulos qui met ce répit à profit pour braquer sur moi l’arme qu’il mettait au point pour Nonoeil avant que je ne débarque, un « sorteur d’œil portable ». Lorsque mon globe oculaire droit est expulsé de son orbite comme un raisin pourri, je ne m’en rends même pas compte et pense que mon catogan à la noix vient de me retomber encore une fois sur la trombine. Faut dire que je suis afféré à faire sortir la cervelle de l’énucléateur par ses oreilles avec un certain succès aussi ! Ca n’excuse pas complètement mais ça explique !

Quand je relâche ma prise, Nonoeil s’effondre par terre avec un bruit mou comique. Je me retourne et constate que le Docteur Maboulos s’est une fois de plus échappé. Il faudra vraiment que je repense mes priorités le prochain coup et évite de massacrer les invités de Doc pour plus penser à le tataner lui !

Une fois à l’hosto, la Professeur Rustine qui me connaît bien depuis le temps, me propose de greffer dans mon orbite béant une super affaire qu’elle vient juste de conclure. Il s’agit de l’œil bionique d’un vieux héros de seconde zone qui n’a pas su passer la main – un certain Steve Austin. Le pauvre vieux justicier s’est mal remis de sa rencontre avec « Marcel la Tripaille et ses Joyeux Equarrisseurs », une bande de sympathiques immigrants Français, Super-Vilains et Maîtres du Monde à leurs heures, spécialisés dans le carpaccio humain.

Je me méfie normalement du matos de récup’ mais je fais bien d’accorder une fois de plus ma confiance à la petite Rustine car l’œil du vioque s’avère en fait vachement sympa !!! Le seul truc agaçant reste l’espèce de bruit débile genre « tutututututuuuuu… » qu’il fait quand je zoom avec mais on s’y fait ! Pis avec le bol que j’ai, je vais probablement bientôt me faire exploser les tympans donc je n’y ferai même plus gaffe.

N’empêche que c’est bien gentil mais le Docteur Maboulos m’a encore échappé !

En fait, j’en arrive à la conclusion que je ne suis pas fait pour soloter…
J’ai des pouvoirs sympas mais je reste un sacré distrait et ça nuit au résultat.
Je reconsidère donc l’offre que les « Veilleurs de l’Ombre » - une légendaire bande de Héros - m’avait fait un soir de beuverie à « l’amical des Masques » et rejoints leurs rangs.

Depuis, et bien que je garde toujours un œil (hihi que je suis drôle…) sur les informations éventuelles qui laisseraient à penser que Doc est de retour, je m’évertue à être un acteur solide et apprécié auprès de mes compagnons. Nos aventures sont savoureusement violentes et bien souvent mortelles.
J’ai trouvé une famille.
Enfin…

Mais Docteur Maboulos, toi qui lis probablement ce récit du fond de ta nouvelle tanière mystérieuse, sache que je te retrouverai et te ferai payer ton meurtre à la godasse tôt ou tard !